Coucou tout le monde !! Quel plaisir de retrouver mon ordi et de pouvoir actualiser ce petit blog. Voici les dernières news de la semaine passée. Je suis partie avec ma cousine à Djerba du 21 au 28 aout, au Club Med La Fidèle et c'était extra, couchée à 5h du matt et levée 6h30-7h pour balade à cheval. J'ai bien observé puis comparé l'équitation arabe de celle française et voici mon compte rendue :
Les chevaux : Je n'ai croisé que des Barbes, des petits chevaux absolument magnifiques, calmes et très attachants. Là bas, ils sont tous entiers et cohabitent ensemble dans une harmonie absolument étonnante par rapport à nos étalons français. Les chevaux sont beaux, tous pieds nus et même ceux des charrettes qu'on pouvait croiser dans les rues sont bien soignés. Un bon point.
Le matériel : La Tunisie est un pays qui vit du tourisme, c'est un pays pauvre à l'origine et en aucun cas, vous ne trouverez de selle faite sur mesure telle que la marque Equipe ou Eric Thomas. A Djerba, ils font une martingale de fortune avec une longe de licol d'attache, les protèges sangle arrachent la peau, les selles sont dans de mauvais état, déchirées, les filets cassés et les mors (très durs !) sont complètement usés, rouillés... Cependant, ils essaient de protéger au maximum le dos de leur monture avec deux tapis épais et toujours un quand ils sont à cru. Sur les selles, un équipement à la française, selle dressage, mixte ou obstacle, de même pour les embouchures et enrênements. Mauvais point, quand on m'a demandée de remettre le matos dans la sellerie, il n'y avait aucun nom, aucun repère, les chevaux n'avaient pas d'équipement qui leur étaient attribués, donc non adaptés à leur morphologie et à leur besoin (montants du filet trop longs par exemple)
L'équitation : Je n'ai eu l'occasion de faire que deux balades aux bords de la Méditerranée, donc je ne connais pas les méthodes d'apprentissage des moniteurs arabes, à ce que l'on m'a dit, c'est une équitation classique, comme en France. Par contre, et pour moi je trouve ça excellent, c'est que l'équitation est une tradition familiale, tout le monde monte à cheval et ce, dès leur plus jeune âge. En France, il s'agit plus d'une passion ou loisir qu'un véritable mode de vie comme là-bas. J'ai observé également leur manière de monter. Ils sont quasiment tous à cru avec un tapis et un filet mais sont la plupart du temps très très brutaux avec eux ce qui amène les chevaux à faire des figures dans la crainte, coups foudroyants dans la bouche, coups de talons à n'en plus finir et ont pour seule communication les coups de langue. Quel dommage de ne pas davantage exploiter cette complicité en la gâchant avec des gestes violents.
Mes deux balades
Après avoir fait une brève comparaison, je vais raconter mes deux balades.
1° Je me lie d'amitié avec le cavalier qui s'exposait devant le restaurant pour proposer aux gens de s'inscrire, on parle, il vient tous les jours avec son cheval, Barbe de deux ans en plein débourrage qui répond au nom de César, un entier bai absolument superbe. On discute équitation avec Karhim et me voilà inscrite pour une balade de 1h30 quelques jours après. Levé tôt (il y a moins de monde, donc pas de débutant), je vois devant le ranch un petit Barbe gris pommelé nommé Zemba qui attendait, sellé, j'ai eu le coup de foudre devant ce petit cheval ne tenant pas en place, et sa crinière rappelait celle des chevaux ibériques, une pure merveille et il se trouve... que c'est le mien ! Le petit père était tout agité, impossible de l'avoir arrêté quelques secondes, on sentait qu'il voulait partir. Tant pis pour moi, je suis suivie par deux italiennes qui se sont inscrites à la même heure que moi, zut, je vais devoir les attendre et pas profiter pleinement du galop sur la plage. Je monte sur mon petit gamin de Barbe (sans bombe) et je découvre un cheval ultra sensible, je fermais les doigts, il s'arrêtait (enfin, quelques secondes hein !), trop de mains et il reculait. Une légère pression des mollets d'un côté et le cheval chassait les hanches, incroyable ! Donc ainsi, je testais ses réactions, ses réponses à mes demandes mais j'estime qu'on est en balade et qu'en balade on se fait plaisir, aussi bien pour le cavalier que pour le cheval, donc pas de travail ! Évidemment, le cheval a de la mémoire et les chevaux connaissent le trajet par c½ur et savent quand il faut accélérer et ralentir, près de la plage il commençait à faire des petits bonds tout mignons et sous ordre du moniteur, je le laisse partir en plein galop (j'étais seule devant). Je ne connaissais pas le cheval et ça fait plus de 7 ans que je monte le même, donc j'appréhendais, "va-t-il m'embarquer ? Aura-t-il peur soudainement de quelque chose et faire un écart ?" Je lui ai fait confiance et j'ai pris grave du plaisir. On s'est ensuite retrouvé à un point où on est descendu, 10 mn plus tard on a fait le chemin inverse en traversant le
"lac salé" qui se jette dans la Méditerranée.
2° Cette fois ci, levé à 6h30 et je pense déjà au cheval que je vais avoir, faite que ce soit Zemba, j'arrive, pas de Zemba, en fait, aucun cheval n'était sorti. Je vois mon moniteur d'hier, il sort un bai et voilà qu'il retourne dans le paddock mon petit gris en bout de longe, mon c½ur bat à cent à l'heure, j'ai le sourire jusqu'aux oreilles. Balade tous les deux (ou tous les quatre, devrais-je dire) un galop aussi sensationnel que le précédent et mon petit pommelé toujours aussi excité. Je n'avais pas pris mon appareil photo, je voulais repasser le prendre en photo mais je n'ai pas eu l'occasion d'y retourner.